Pelure d’oignon #2 : L’appel au devoir

Dans mon article précédent, j’ai retiré la première couche de pelure d’oignon en dévoilant ma position sur la non-violence et en expliquant en quoi elle était issue de mes expériences de vie, et de mon interprétation des faits historiques. Ce positionnement est fondé sur un ensemble de valeurs, l’une d’entre elles étant le « devoir ». Les valeurs ne sont pas innées. Un système de valeurs, de même que la conscience de soi se construisent au fil du temps au travers de trois éléments: notre expérience de vie, de socialisation ou notre éducation familiale. J’ai déjà montré de quelle manière mes expériences de vie ont façonné mon sens du « devoir » en faisant de moi un gardien de la paix. La prochaine couche de pelure d’oignon intitulée l’ « Appel au devoir », visera à décrire le processus de socialisation qui m’a amené à Haïti.

Au cours de mes voyages à travers les déserts des villes historiques du Moyen-Orient et d’Europe, un sens aigu du « devoir » a commencé à s’enraciner progressivement à l’intérieur de moi. Il a réellement fait surface lors de mon vol-retour à Montréal alors que je documentais mes pensées, mes expériences et émotions de voyage. J’ai écrit que j’avais découvert à quel point le Canada était extraordinaire au tournant du XXIe siècle, à quel point il était respecté dans le monde entier et possédait un immense potentiel. Au cours de mon voyage, mon passeport et moi avons été accueillis avec un profond respect pour ce pays et ses citoyens. Malheureusement, j’ai aussi remarqué que la base sous-jacente qui permettait aux Canadiens de se démarquer dans le monde commençait à revêtir une tonalité différente. En conséquence, une identité canadienne a commencé à se former en moi, mais j’étais incapable de la définir précisément.

À mon arrivée à Montréal, je me suis tourné vers les écritures de José Martí, un des plus grands écrivains d’Amérique latine. Parmi ses citations célèbres : « Un homme « vrai » ne s’attarde pas à regarder où l’on vit mieux, mais plutôt où se trouve le devoir ». J’ai décidé d’intégrer ce sens du « devoir » à toutes les facettes de ma vie. Ce serait ma tentative personnelle de « suivre le chemin ». Vivre et respirer tout en respectant les valeurs communes qui lient tous les aspects de ma vie. Comme décrivait Gandhi, « Si nous pouvions changer nous-mêmes, les tendances dans le monde changeraient également. Lorsqu’un homme change sa propre nature, le monde change d’attitude envers lui… Nous n’avons pas à attendre de voir ce que les autres feront. » Le sens du devoir qui s’est alors imposé à moi allait devenir un « Appel au devoir » par l’intermédiaire d’un processus de socialisation. Je m’explique.

La socialisation est le processus par lequel les enfants et adultes apprennent mutuellement l’un de l’autre. Selon un professeur de sociologie de l’Université de Caroline du Sud Beaufort, « Notre socialisation primaire permet d’expliquer une grande partie de qui nous sommes à l’heure actuelle — ce que nous pensons et sentons, et où nous projetons d’aller dans la vie. Mais nous ne sommes pas pour autant limités par les choses qui nous sont données par nos expériences d’apprentissage social préalables. Nous avons toute la vie pour orienter notre futur apprentissage social vers ce que nous souhaitons. Plus nous en savons sur le processus de socialisation, et plus nous pouvons engager notre futur apprentissage dans la voie qui sera la plus avantageuse pour nous. »

Puisque nous ne pouvons pas choisir nos parents, nous avons très peu de contrôle sur les premières années de notre socialisation (10 à 20 ans). La plupart des gens apprennent à orienter leur propre socialisation à travers des expériences de vie. J’ai, de ce fait, établi un « chemin » pour m’aider à comprendre quelles compétences seraient plus efficaces pour axer mon processus de socialisation vers les objectifs que j’estimais le plus. Ce « chemin » a été mon « Appel au devoir ». De même que les trois étoiles de la ceinture d’Orion étaient utilisées pour aider les explorateurs à naviguer à travers les mers, j’ai choisi de suivre un processus de socialisation qui intégrerait les trois valeurs suivantes pour répondre avec force à mon « Appel au devoir » : l’Intégrité, l’Excellence et le Service.

La valeur d’« intégrité » (ou parfois « honneur » certaines organisations) ne garantit pas que les décisions que je serai amené à prendre seront nécessairement les « bonnes ». Elle illustre plutôt mon engagement à mener une vie morale, par-delà l’intérêt personnel. Une fois cette valeur assimilée, l’intégrité se manifestait au travers de ma volonté d’agir en vertu de mes principes, par opposition à ceux qui ne le faisaient pas et. C’est dans cette perspective de placer le principe d’intégrité au cœur de mon processus de socialisation et de l’intégrer à ma profession, que j’ai été assermenté dans les Forces canadiennes à titre d’officier d’infanterie pour le régiment de réserve de l’armée, Les Fusiliers Mont-Royal. Parallèlement à mes débuts dans la sphère militaire, j’ai débuté dans le domaine civil en qualité de comptable professionnel agréé (CPA). J’ai également travaillé en tant que auditeur pour le cabinet comptable international PricewaterhouseCoopers (PwC).

Notre statut d’auditeur, requiert une objectivité irréprochable. Il nous faut non seulement agir de façon indépendante, mais aussi préserver notre position de personne incorruptible à travers nos actions et nos intentions. J’ai choisi d’être un CPA car ce sont des professionnels de confiance, reconnus pour leur excellence, leur intégrité, leur objectivité, leur sens du devoir professionnel et de l’intérêt public. Soit dit en passant, j’ai choisi de servir mon pays à titre d’officier des Forces canadiennes en respectant les principes d’honneur et de service, ainsi que les valeurs, croyances et attentes qui reflètent les principales valeurs militaires que sont le sens du devoir, la loyauté, l’intégrité et le courage. Ces orientations professionnelles préméditées ne font pas seulement écho aux liens existants entre mes valeurs personnelles et celles des professions militaires et civiles que j’ai exercées. Elles sont surtout le reflet des valeurs fondamentales canadiennes.

Pour récapituler, j’ai expliqué comment mon « Appel au devoir » qui a fait de moi un Casque bleu pour les Nations Unies est né de mes expériences de vie, en particulier au cours de ma vingtaine. J’ai ensuite analysé comment cet « Appel au devoir » s’est traduit dans les manifestations quotidiennes d’un processus de socialisation comprenant les valeurs suivantes : l’Intégrité, l’Excellence et le Service. Enfin, j’ai également montré comment j’en suis venu à choisir des professions qui requièrent un sens de l’intégrité, pour rester en accord avec mes valeurs. La prochaine couche de pelure d’oignon s’intitulera « Le guerrier spirituel ». J’y développerai et illustrerai les principes d’ « excellence » et de « service ».

Onion Skin #2: The Call of Duty

In the previous blog, I peeled off the first layer of onion skin in order to uncover my position on non-violence and how it originated from my life experiences, as well as, my interpretation of historical events. But, this perspective is founded on a latticework of values, one of them being “duty”. Values are not innate instead, one’s value system and sense of self is developed and maintained over time through three invaluable tenets: life experiences, socialization or one’s upbringing. I have already demonstrated how life experiences influenced my sense of duty in becoming a UN Peacekeeper. The next layer of onion skin titled, “The Call of Duty” will be an attempt to describe the socialization process that has brought me to Haiti.

During my travels across the deserts of the Middle East and Europe’s historical cities, my inexplicable sense of “duty” began to rise from within. It truly surfaced during the flight back to Montreal as I was documenting my thoughts, experiences and emotions. I wrote that I had personally discovered on the journey how wonderful Canada was at the turn of the 21st century; great opportunities and very well respected around the world. As I traveled, my passport and I were greeted with nothing less than the utmost respect for this country and its citizens. Unfortunately, I also noticed that the underlying fabric that made Canadians stand out in the world was being dyed a different tone. As a consequence, a Canadian identity began to be formed within me but I was incapable to entirely define it.

Upon my arrival in Montreal, I began to gravitate towards the embracement of José Martí’s – one of Latin America’s most important writers – famous quotes, “A real man does not look to see on which side one lives best, but on which side lies duty”. I decided to execute this sense of “duty” in all facets of my life. It would be my personal attempt to “walk the path”; to live and to breathe it while adhering to a sense of common values that would bond all facets of my life together. As Ganhdi put it, “If we could change ourselves, the tendencies in the world would also change. As a man changes his own nature, so does the attitude of the world change towards him … We need not wait to see what others do.” The sense of duty that fell upon me would become a ”Call of Duty” via a strict treading of a socialization process. Let me explain.

Socialization is the process in which children and adults learn from one another. According to a Sociology professor from the University of South Carolina Beaufort,

          “Our prior socialization helps explain a gigantic chunk of who we are at present — what we think and feel, where we plan to go in life. But we are not limited by the things given to us by our prior social learning experiences; we can take all our remaining days and steer our future social learning in directions that we value. The more that we know about the socialization process, the more effective we can be in directing our future learning in the ways that will help us most.”

Because we are unable to select our parents, we have very little control over the first 10 to 20 years of our socialization. Most people learn to influence their own socialization through life experiences. I, therefore, established a path” to help me understand which skills were most effective in influencing my socialization process toward the goals I most valued. That “path” was my “Call of Duty”.

As the three stars of Orion’s Belt were used as a navigational aid for explorers on their “paths” across the seas, I chose to follow a socialization process that encapsulated the following three values to keep me steadfast on my “Call of Duty”: Integrity, Excellence and Service.

The value known as integrity (or honour in some organization) does not guarantee that the decisions that I would take were the ‘right’ decisions but it spoke to a self-identity as I committed to a moral life over self-interest. Once the value had been internalized, integrity manifested itself as the motivation for me to act consistently with my principles compared to those who did not do so and knew otherwise.

On my set path” towards influencing my socialization toward my professional expressions of integrity, I was sworn into the Canadian Forces as an Infantry Officer for the francophone Army Reserve regiment, Les Fusiliers Mont-Royal. At the same time as the commencement of my military profession, I launched my civilian profession as a Chartered Professional Accountant (CPA) while working as an external auditor for the international accounting firm PricewaterhouseCoopers (PwC).

As an auditor, one’s duty is to be objective beyond question and to not only act independently but to also preserve the perception of incorruptibility with one’s actions and intentions. I chose to be a CPA for its notoriety as a trusted professional, known for technical excellence, integrity, objectivity with a professional duty and service to the public interest. Coincidently, I chose to serve my country as an Officer of the Canadian Forces by adhering to its creed of honour and service, as well as, the values, beliefs, and expectations that reflect core military values of duty, loyalty, integrity and courage. Such premeditated professional decisions not only demonstrated the interrelation between my personal values and those values attributed to my military and civilian professions but, most importantly, a reflection of our core values as Canadians.

To recapitulate, I have shown how my “Call of Duty” in becoming a UN Peacekeeper was born from life experiences throughout mostly my twenties and its historical contexts. I have then illustrated how this “Call of Duty” was inculcated in the daily expressions of a set socialization process that included the following values: Integrity, Excellence and Service. I further explained how I chose professions that reflected my sense of integrity in order to mirror these set values. The next layer of onion skin will be titled, “The Spiritual Warrior” where my manifestations of excellence and service will be unveiled and expanded upon.

La pelure finale d’oignon : La règle d’or

La pelure finale d’oignon : La règle d’or

La pelure d’oignon finale à enlever pour comprendre comment je suis finalement devenu un Casque bleu nous ramène à l’origine de mes valeurs fondamentales. Comme mentionné précédemment, les valeurs fondamentales ne sont pas innées. Chacun développe et entretient son système de valeurs et une conscience de soi au fil du temps par le biais de trois éléments importants : les expériences de vie, de socialisation et le milieu familial. Les expériences de vie acquises durant mes premières années d’adulte m’ont conduit à mon « Appel au devoir » qui, à son tour, m’a amené à développer un processus de socialisation personnalisé autour de trois valeurs fondamentales : Intégrité, Excellence et Service. La valeur d’intégrité s’est manifestée par le biais de mon choix de devenir « citoyen soldat » à titre professionnel. Ma quête de l’excellence, qui s’incarne par la maîtrise de soi, a pris forme par le biais de ma compréhension philosophique de l’obligation d’être un « guerrier spirituel ». Cette dernière pelure d’oignon montrera comment mes valeurs fondamentales et tout particulièrement mon sens du service sont issus de ma communauté et du milieu familial dans lequel j’ai grandi.

Avec un père d’origine italienne et une mère vénézuélienne, la paroisse canadienne italienne a été, durant mon enfance, le repère le plus important pour ma famille. La paroisse locale avec son engagement envers les saints et la célébration des sacrements, a contribué à la préservation de la langue et de la culture de la communauté italo-canadienne.

Franc Sturino explique en détails dans son article sur les Canadiens d’origine italienne dans l’Encyclopédie canadienne :

« Au sein de la sphère privée, la famille et la religion ont été des piliers interdépendants d’une continuité culturelle. Les deux ont été d’une plus grande importance pour les Canadiens d’origine italienne que pour la population en général. En dépit de la croissance de la population canadienne née dans notre pays et de l’augmentation des unions interculturelles, la famille italienne et les valeurs morales ont perduré de façon importante. L’identification à la « Famiglia » et au groupe culturel constitue un repère fondamental pour les Italo-Canadiens, puisqu’elle offre un sentiment de sécurité au milieu d’une société impersonnelle. Fait intéressant, le recensement indique que beaucoup d’enfants issus de mariages mixtes sont susceptibles de s’identifier comme des Canadiens d’origine italienne. C’est pourquoi le nombre de Canadiens d’origine italienne de divers horizons a plus que triplé entre 1981 et le milieu des années 1990. » 

La paroisse Notre-Dame de la Consolata était l’endroit où ma famille et moi honorions nos saints catholiques. Ma sœur et moi y avons reçu les sacrements du baptême, Eucharistie et Confirmation et c’est là que nous célébrons des mariages, ainsi que les funérailles de nos êtres défunts bien-aimés.

La paroisse fut fondée par les missionnaires de la Consolata, une communauté catholique de frères et de prêtres issus de différents continents qui ont entièrement consacré leur vie à leur mission et à leurs vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, sous l’influence des enseignements de Jésus de la miséricorde, spiritualité et compassion, connus sous le nom des « Béatitudes ». « Les Béatitudes » comprennent huit bénédictions que Jésus annonça depuis le « Sermon sur la montagne » dans l’Évangile selon Matthieu. L’un d’entre eux est « Bénis soient les artisans de paix : car ils seront appelés enfants de Dieu ».

Mahatma Gandhi ira jusqu’à dire « L’histoire de Jésus ne m’a jamais intéressé. Rien ne changera pour moi s’il s’avère que Jésus n’a jamais existé, et que le récit de l’Évangile était une histoire fictive, parce que le message du Sermon sur la montagne restera toujours vrai pour moi. »

La Paroisse Notre Dame de la Consolata accueille également le Mouvement scout de Consolata. Au cours de mes nombreuses années avec les scouts, j’ai été exposé sans relâche aux trois grands principes qui incarnaient les croyances fondamentales : le devoir envers soi, le devoir envers son pays et envers Dieu, ainsi que le devoir envers autrui.

Le devoir envers soi signifiait une envie d’apprendre tout ce que l’on peut, d’être curieux et de poser des questions dans son insatiable quête vers l’excellence. Cela signifie vivre sa vie avec intégrité, être entier dans ses discours et ses actions, et faire preuve de force de caractère.

Le devoir envers son pays se rapporte à notre formation pour un citoyen modèle, au fait de travailler pour le bien du Canada et d’obéir à ses lois.

Le devoir envers Dieu se définissait globalement comme « L’adhésion aux principes spirituels » et étant donné que le Mouvement scout Consolata était localisé dans la même paroisse que les missionnaires de la Consolata, il était imprégné des enseignements spirituels.

Les missionnaires de la Consolata avaient pour habitude de transcender les frontières territoriales classiques, raciales, culturelles, sociologiques et religieuses qui peuvent exister dans certaines parties du monde. Ils étaient connus pour aller au-delà des frontières de leur paroisse, de leur diocèse et de leur pays d’origine, pour servir l’ensemble des citoyens du monde. Les paroissiens de Notre-Dame de Consalata ont été régulièrement exposés à des travaux menés par les missionnaires de la Consolata du Venezuela à l’Ouganda et de l’Argentine au Kenya.

Les membres du Mouvement scout Consolata ont acquis une aptitude à la compassion par l’intermédiaire du sens du service et ainsi que par la capacité d’aider chaque fois que c’est nécessaire à la maison et au delà de notre collectivité. En d’autres mots, c’est l’application pratique de l’éthique de réciprocité qui a été pratiquée à travers les années par presque toutes les croyances religieuses. Pour les chrétiens, elle est connue comme étant « La règle d’or » qui consiste à « agir envers autrui de la même façon que vous voulez être traité ». Elle a été à la base du sens du Mouvement scout de la Consolata « Obligation aux autres ».

Si l’on se penche sur mes valeurs fondamentales, on peut dire que le processus de socialisation que j’ai décidé d’engager à mon retour de voyage a été véritablement inculqué en moi tout au long de mon éducation. Les valeurs canadiennes italiennes acquises au cours de mes années de formation, mon implication au sein de la paroisse locale pendant ma jeune adolescence ainsi que ma formation en arts martiaux durant mon adolescence furent à la source de mon adhésion aux valeurs fondamentales lorsque j’entrais dans ma jeune vie d’adulte.

Les expériences de vie que j’ai vécues tout au long de mes années d’adulte ont également contribué à enraciner mes valeurs fondamentales, de même que les expériences auxquelles j’ai été exposé pendant mon enfance. Les expériences de vie qui ont probablement influencé mon processus de socialisation qui m’a amené à devenir un gardien de la paix des Nations Unies n’étaient en fait rien d’autre que la réaffirmation des valeurs fondamentales d’intégrité, de service et d’excellence que j’avais intégrées durant mon enfance.

Maintenant que j’ai compris pourquoi je suis devenu un Casque bleu, je vais me pencher sur les raisons qui m’ont poussé à participer à la Mission de maintien de la paix des Nations Unies en Haïti.

The Final Onion Skin: The Golden Rule

The Final Onion Skin: The Golden Rule

The final onion skin to be removed in order to understand the path towards becoming a UN Peacekeeper references the origins of my core values. As previously mentioned, core values are not innate instead, one’s value system and sense of self is developed and maintained over time through three invaluable tenets: life experiences, socialization or one’s upbringing. The life experiences attained throughout my young adult years led to my “Call of Duty” which, in turn, required that I develop a personalized socialization process with three guiding core values: Integrity, Excellence and Service. The value of integrity was integrated through my choice of professions as an upright “citizen soldier”. My pursuit of excellence, in the form of self-mastery, was enacted through my philosophical understanding of the duty of a “spiritual warrior”. This final layer onion skin will demonstrate how my core values especially, my commitment to service, was born within my community and is as a consequence of my upbringing.

During my upbringing, with an Italian-born father and a Venezuelan-born mother, the local Italian Canadian parish was the most important point of contact for the family. The local parish, through its honouring of saints and celebration of the sacraments, contributed towards the preservation of the Italian Canadian community’s language and culture.

As Franc Sturino accurately explains in his article on Italian Canadians in The Canadian Encyclopedia,

“Within the private realm, the family and religion have been interrelated pillars of cultural continuity. Both maintain greater importance for Italian Canadians than in the general population. Despite the growing population of the Canadian-born and increasing level of cross-cultural union, Italian family and moral values have persisted to a significant degree. Identification with the Famiglia and cultural group is a major means of proving Italian Canadians with a sense of security in the midst of an impersonal mass society. Interestingly, the census suggests that many children of mixed marriages are likely to identify themselves as Italian Canadians; hence multiple-origin Italian Canadians increased more than threefold between 1981 and the mid-1990s.’’

Our Lady of Consolata Parish was were my family and I would honour our Catholic saints, my sister and I received the sacraments of Baptism, Holy Communion and Confirmation and, where we would celebrate marriages, as well as, the funeral services of our beloved departed.

The parish was founded by the Consolata Missionaries; a catholic community of brothers and priests from different continents that dedicate their life without any additional commitments, to their mission and their vows of poverty, chastity and obedience, under the influence of the teachings of Jesus on mercy, spirituality, and compassion known as The Beatitudes. “The Beatitudes are expressed as eight blessings that Jesus announced from the “Sermon on the Mount” in the Gospel according to Matthew. One of them is “Blessed are the peacemakers: for they will be called children of God”.

Mahatma Gandhi, went so far as to say, “I can say that the historical Jesus never interested me. Nothing would change for me if someone proved that Jesus never lived and that the Gospel narration was a fictitious story because the message of the Sermon on the Mount would always remain true for me.”

Our Lady of Consolata parish played host to the Consolata Scout Movement, as well. During my many years in Scouting, I was relentlessly exposed to the three broad principles which represented its fundamental beliefs: Duty to Self, Duty to Country and to God, Duty to Others.

Duty to Self meant an addiction to learning all one can, to be curious, and to ask questions in one’s everlasting pursuit towards excellence. It meant to live one’s life with integrity, to be pure in one’s speech and actions, and to be a person of strong character.

Duty to Country relates to our formation of being a model citizen and working towards the good of Canada and obeying its laws. Duty to God was defined broadly as “adherence to spiritual principles” and since the Consolata Scout Movement was collocated in the same parish as the Consolata Missionaries, the Consolata Missionaries’ convictions permeated through as spiritual teachings.

The Consolata Missionaries habits were to transcend conventional territorial boundaries, in addition to, the racial, cultural, sociological and religious ones that may exist in some parts of the world. They were known for going beyond the borders of their parish, diocese and country of origin and serve all people. The Our Lady of Consalata parishioners were regularly exposed to the Consolata Missionaries various global endeavours from Venezuela to Uganda, Argentina to Kenya.

The members of the Consolata Scout Movement acquired extroverted mandate of compassion through service via osmosis and constantly enacted the ability to help whenever one is needed at home, as well as, beyond our local community. In some way, it is the practical application of the ethic of reciprocity that has been practiced throughout the ages and by almost all religious beliefs. For Christians, it is known as “The Golden Rule” which is to “Do unto others as you as you would have them do unto you” and was at the base of the Consolata Scout Movement’s sense of “Duty to Others”.

If one looks back at my core values one can tell that the socialization process that I decided to embark on upon my return from my travels was actually inculcated in me throughout my upbringing. The Italian Canadian values during my formative years, my involvement in the local parish into my early adolescence coupled with my martial arts training of my teenage years were the nests that incubated the core values entering my young adult life.

The life experiences that I underwent throughout my adult years were also rooted in the core values I was exposed to during my upbringing. That the life experiences I believed to have influenced my socialization process that led me to becoming a UN Peacekeeper was actually none other than a reaffirmation of the core values of integrity, service and excellence that had been invested in me during my upbringing.

Now that an understanding of how I became a UN Peacekeeper, I will embark on why participating in the UN Peacekeeping Mission in Haiti was of vital interest to me.

 

Pelure d’oignon #3 : Le guerrier spirituel

3246829946_f0be6eee34_oDans ma précédente publication, j’ai présenté mon « Appel au devoir » et comment je suis devenu un « citoyen soldat » par l’intermédiaire d’un processus de socialisation personnalisé incorporant trois valeurs centrales  : l’Intégrité, l’Excellence et Service. J’ai illustré mon attachement à la valeur d’intégrité au travers de mon parcours professionnel. Cette couche de pelure d’oignon intitulée « Le guerrier spirituel », portera sur l’importance de l’excellence et du service dans mon processus de socialisation.

Ayant le double statut de « citoyen soldat », avec un pied dans les Forces canadiennes et l’autre dans ma profession civile de CPA (Comptable professionnel agréé), j’ai commencé à travailler pour le cabinet comptable PwC, vêtu d’un habit corporatif, et équipés d’un ordinateur portable et d’un sac d’école.

Pour assurer le succès de mon « Appel au devoir » et conserver ma position de « citoyen soldat », il était impératif que je maintienne un équilibre entre ma vie professionnelle et mon développement personnel, et que j’intègre les valeurs fondamentales d’intégrité, de service et d’excellence à toutes les facettes de ma vie. Le 21 novembre 2010, le Globe and Mail a publié un article intitulé, « Les meilleures entreprises surmontent le fossé des générations ». J’ai été interviewé au sujet de mon « Appel au devoir » et du nécessaire équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour satisfaire ces deux aspirations. L’article se termine par le texte suivant :

« M. Di Carlo, qui […] espère un jour participer à une mission des Nations unies affirme que la flexibilité du programme de travail chez PwC l’a aidé à atteindre le juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée et qu’il ne renoncera pas à ces avantages. Étant dans les forces armées, j’applique les valeurs de l’entreprise et de la profession — l’honnêteté, l’intégrité et le devoir – envers mon pays. J’essaie d’atteindre la vérité et de la mettre en pratique. »

3246111730_3f6edf8769_oSur le plan personnel, j’ai fait le nécessaire pour me maintenir fermement dans cette voie et d’assimiler les « valeurs fondamentales » pour qu’elles puissent m’aider dans tous les aspects de ma vie de « citoyen soldat ». Je me suis tourné vers ma fondation d’arts martiaux afin de conserver une éthique et un sens de l’honneur, mais aussi pour poursuivre ma quête de l’excellence en matière de maîtrise de soi grâce à l’harmonie de l’esprit, du corps et de l’âme. Pendant que je prenais mes cours d’officier d’infanterie qui étaient extrêmement exigeants physiquement et mentalement, j’ai entraîné mon esprit et mon âme en écoutant activement « L’art de la guerre » de Sun Tzu; « L’art de vivre » de William Hart (basé sur les enseignements de Gautama Bouddha). Je lisais également « L’art du bonheur » du Dalaï-Lama à partir de mon téléphone intelligent. Je voulais m’approprier les enseignements de « L’art de la guerre » de Sun Tzu, qui a déclaré entre autres, que « Si tu connais tes ennemis et que tu te connais toi-même, tu peux gagner des centaines de batailles sans une seule perte. Si tu te connais seulement toi-même, mais que tu ne connais pas ton adversaire, tu peux gagner mais tu risques également de perdre. Si tu ne connais ni ton ennemi, ni toi-même, tu te mettras toujours en danger. » Je me suis alors demandé, en tant que « citoyen soldat », quels étaient les ennemis que je devais connaître. De plus, quelles étaient les armes de choix que je pouvais utiliser pour mener mes combats?

Par le biais de mon cours d’officier d’infanterie avec les Forces canadiennes, j’ai fait la connaissance des ennemis traditionnels du Canada. Je me suis familiarisé avec l’arsenal que l’armée canadienne a à sa disposition pour défendre ses valeurs. Mais était-ce là l’unique ennemi auquel j’allais être confronté? Était-ce le seul arsenal qui était à ma disposition?

C’est grâce à mon étude du bouddhisme que j’ai accédé au concept du « guerrier spirituel ». Cette personne affronte courageusement l’ennemi universel l’ignorance, source ultime de la souffrance selon la philosophie bouddhiste. Son combat est celui de la maîtrise de soi afin de surmonter le désir personnel, les questionnements moraux ainsi que toutes les faiblesses de caractère. Un « guerrier spirituel » est quelqu’un qui s’engage dans un voyage de découverte de soi pour être utile aux autres et les éclairer. Au fond, c’est quelqu’un qui respecte le dicton « Connais-toi toi-même ».

Par conséquent, si nous revenons à la question, « Qui est l’ennemi avec lequel je dois me familiariser selon Sun Tzu? » et « Quelle est l’arme de prédilection que j’utilise pour mes batailles? ». A travers les yeux du « guerrier spirituel », l’ennemi est « l’ignorance » et l’arme de choix pour combattre l’ennemi est le proverbe « Connais-toi toi-même ».

Le chemin du « guerrier spirituel » est un chemin que j’ai emprunté dès la remise de mon diplôme à l’Université et tout au long de mes voyages de découverte de soi. J’ai physiquement, émotionnellement et spirituellement voyagé dans les dilemmes religieux du Moyen-Orient, l’interdépendance culturelle des Amériques en particulier par le biais de mes voyages en Amérique du Sud, l’importance historique des différentes villes en Europe de l’Ouest, et, les réalités politiques passées et présentes de l’Asie du Sud. Je ne le savais pas à l’époque mais ces voyages m’ont permis de découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux territoires mais aussi de prendre conscience de qui j’étais et de ma place dans ma communauté, dans mon pays et dans le monde.

Le chemin du « guerrier spirituel » est un parcours propre à chacun et il revient à chaque individu de « suivre le chemin » de la manière qui lui convient. J’ai choisi un processus de socialisation qui accorde une large place à l’intégrité pour soutenir la vie morale que je désirais poursuivre. Cela m’a poussé à accomplir des actions qui servent autrui pendant que je cherchais à atteindre l’excellence à travers une quête sans fin de la maîtrise de soi.

Finalement, l’ « Appel au devoir » auquel je répondais en tant que « citoyen soldat » était en réalité un appel au combat pour le futur « guerrier spirituel » et le début de mon cheminement pour devenir un gardien de la paix. Mon parcours depuis cette découverte peut se résumer à travers la citation de Dag Hammarskjöld, Secrétaire général qui a autorisé la création de la première unité de maintien de la paix (l’UNEF) :

« L’explication de la manière dont l’homme devrait s’engager activement sur le plan social, en parfaite harmonie avec lui-même, en tant que membre de la « communauté d’esprit », que j’ai trouvé dans les écrits de ces grands mystiques médiévaux pour qui se sacrifier était le moyen de se réaliser soi-même et qui avaient trouvé dans la « force de l’esprit » et l’ « intériorité » la force de dire oui à toutes les exigences auxquelles les besoins de leurs voisins les invitaient à faire face, de même que la force de dire oui à chaque destin qui leur été réservé lorsqu’ils suivaient l’appel du devoir, tel qu’ils l’avaient perçu ».

La dernière publication s’intitulera la « Règle d’or ». J’y retracerai les origines de mon « Appel au devoir » dans mon éducation, telles que je les ai comprises, par l’intermédiaire de mes valeurs centrales d’intégrité, d’excellence et de service.

Onion Skin #3: The Spiritual Warrior

3246829946_f0be6eee34_oIn my previous blog, I outlined my “Call of Duty” in becoming a “citizen soldier” through a personalized socialization process with three guiding core values: Integrity, Excellence and Service. The professional manifestation of integrity through my distinctive career path has already been illustrated; this layer of onion skin titled, “The Spiritual Warrior” will address the significance of excellence and service to my socialization process.

As a “citizen soldier”, with one foot in the Canadian Forces and another in my civilian profession as a CPA (Chartered Professional Accountant), I would go to work at PwC dressed in a business suit and equipped with a laptop slung across my shoulders. After a long day’s work on certain weeknights and almost every second weekend, I would trade the business suit in for combat fatigues and arm myself with a rifle instead of a laptop.

But, in order to successfully assist to my “Call of Duty” as a “citizen soldier”, it was essential that a healthy balance between my professional, as well as, my personal growth be maintained and that the core values of integrity, service and excellence be integrated in all facets of my life. On November 21, 2010, The Globe and Mail published an article titled, “Best companies bridge the generation gap” where I was interviewed on the details surrounding my ‘Call of Duty’ and the work-life balance required in order to pursue both passions. The article ends with the following:

“Mr. Di Carlo, who […] hopes to one day participate in a United Nations mission, says PwC’s flexible work program helped him achieve the right work-life balance, and he won’t give that up. Being in the military complements the values of the firm and of the profession – honesty, integrity and duty to my country. I try to pursue the truth and communicate the truth in both.’”

3246111730_3f6edf8769_oOn a personal level, I made arrangements in order to keep me steadfast on the path and internalize all aspects of the aforementioned core values for assistance in all aspects of my life as a “citizen soldier”. I turned to my foundation in martial arts by view of its maintenance of a system of ethics, honour, as well as, pursuit of excellence in the form of self-mastery through harmonization of mind, body and soul. Throughout the time working out for the physically and mentally demanding Infantry Officer courses, I would train my mind and soul while actively listening to “The Art of War” by Sun Tzu; “The Art of Living” by William Hart (based on the teachings of Gautama Buddha), in addition to, “The Art of Happiness” by the Dalai Lama, off of my smartphone. I would digest and reinterpret the teachings of “The Art of War” by Sun Tzu who, among other things, stated that, “So it is said that if you know your enemies and know yourself, you can win a hundred battles without a single loss. If you only know yourself, but not your opponent, you may win or may lose. If you know neither yourself nor your enemy, you will always endanger yourself.” I once then asked myself, “As a ‘citizen soldier’ who is (are) the enemy(ies) that I must become familiar with? Moreover, what is (are) the weapon(s) of choice that I can use to fight my battles?

Through my Infantry Officer professional courses with the Canadian Forces, I became acquainted with Canada’s traditional enemies and the arsenal the Canadian Army has at its disposition in order to defend itself and its values. But were these the only type of enemies that I was confronted with? Was this all the arsenal that was made available to me?

It was through my study of Buddhism that I encountered the concept of the “spiritual warrior” meaning a person who bravely battles with the universal enemy, self-ignorance; the ultimate source of suffering according to Buddhist philosophy. Their main battle is the mastery of themself in order to overcome personal desire, moral issues, and all weaknesses of character. A “spiritual warrior” is someone who embraces a journey of self-discovery in order to benefit others, as well as, enlighten themself. In essence, it is someone who abides by the mantra “Know thyself”.

Therefore, if we go back to the questions, “Who is the enemy that I must become familiar with according to Sun Tzu?” and “What is the weapon of choice that I use to fight my battles?”, through the eyes of the “spiritual warrior”, the “enemy” is “self-ignorance” and the weapon of choice to battle the “enemy” is to “Know thyself”.

The path of the “spiritual warrior” is one that I have been on since graduating from university throughout my journeys of self-discovery. I physically, emotionally and spiritually travelled into the religious dilemmas of the Middle East; the cultural interconnectedness of the Americas especially witnessed through my travels across the continent of South America; the historical importance of various cities in Western Europe, on top of, the past and present political realities of South Asia. I did not know it at the time but, those trips allowed me to discover new cultures and lands, along with, who I was and my place in my community, my country and the world.

The path of the “spiritual warrior” is a personal one where each person is solely responsible for “walking the path” the way they see fit. I chose a socialization process that craved me to deeply inhale integrity in order to nurture my morally upright life that I desired. It compelled me to perform acts in selfless service while, in turn, pursuing a life of excellence through the bottomless quest into self-mastery.

In the end, the “Call of Duty” that I heeded as a “citizen soldier” was actually the hail to the battle call of becoming a “spiritual warrior” and the commencement of my path towards becoming a UN Peacekeeper. My “path” since its discovery can be summarized in the following quote by Dag Hammarskjöld, United Nations Secretary General who authorized the creation of the first UN Peacekeeping Unit the UNEF,

“But the explanation of how man should live life of active social service in full harmony with himself as a member of the community of spirit, I found in the writings of those great medieval mystics for whom ‘self-surrender’ had been the way to self-realization, and who in ‘singleness of mind’ and ‘inwardness’ had found strength to say yes to every demand which the needs of their neighbours made them face, and to say yes also to every fate life had in store for them when they followed the call of duty as they understood it.”

The final blog will be titled, “The Golden Rule” where the roots of my “Call of Duty” as I understood it, via my core values of integrity, service and excellence, will be traced to my upbringing.

 

«Sempre pronto pela paz» (Toujours prêt pour la paix)

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Pour débuter et afin de se préparer à notre mission, le contingent canadien a suivi une formation sur les opérations de soutien de la paix, en plus d’apprendre à parler le portugais, lors d’un séjour d’entraînement au Brésil.

Le tout a débuté le 23 janvier 2013 au Fort Duque de Caixas, près des fameuses plages de Copacabana, Rio de Janeiro, où nous avons suivi un cours de langue portuguaise jusqu’au 3 mars, plus ensuite réçu une formation de deux semaines au CCOPAB (Centre d’opérations brésilien pour le maintien de la paix) afin que nous puissions aider les militaires, policiers et personnel civil brésilien et des pays amis à servir au sein de missions de paix et des missions humanitaires.

 

Le contingent canadien fut ensuite déployé du 12 avril au 3 mai à Cuiabá, Brésil afin de s’entraîner pour terminer la préparation du bataillon brésilien tout en nous préparent à servir au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Pour le peloton canadien, cet exercice dans les villes de Cuiabá et de Várzen Grande représentait tout un défi. Il nous a fallu apprendre de travailler, en tant qu’entité intégrée à une armée étrangère, tout en exerçant les différentes tâches d’une mission de paix, comme les patrouilles, l’établissement de points de contrôle, l’escorte de VIP, diverses activités sociales dans une école, etc.

 

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Finalement, le 21 juin dernier, le déploiement du contingent canadien de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se déploya en Haïti.
Le contingent canadien était composé d’un peloton d’infanterie de 30 personnes du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment (2 R22eR) et de quatre officiers d’état-major. Le peloton était sous le commandement du Capitaine Nicholas Payne avec l’aide de l’Adjudant Éric Dugas. S’y ajoutaient les quatre officiers d’état-major soit le Major Frédéric Harvey du 1er Bataillon du Royal 22e Régiment, le Capitaine Michel Gagnon du 12e Régiment Blindé du Canada, le Capitaine Ken Brassard du 2e Bataillon du 22e Régiment et de moi-même, le Lieutenant Anthony Di Carlo des Fusiliers Mont-Royal. Le peloton s’est intégré au 18e Contingent de l’Armée brésilienne en Haïti (BRABAT 18).
IMG_00000493Notre arrivée en Haïti s’est très bien déroulée. Le BRABAT 18 nous attendait avec impatience. Les premiers jours, il fallut apprendre une multitude de règles d’engagement, les ordres permanents de la force opérationnelle, suivre des cours de conduite, etc. Nous n’avons éprouvé aucune difficulté relative à la température élevée car nos installations, au Camp Charlie étaient de première classe et incluaient une piste de course de 1,5 kilomètre autour du camp, un gymnase de bonne qualité, des courts de tennis, un terrain de soccer, un autre de basketball tandis que nos chambres étaient climatisées.

Le début des opérations de notre peloton se sont bien déroulées. Les chauffeurs canadiens ont dû rapidement s’adapter à la conduite chaotique que constitue la traversée des rues de Port-au-Prince.

L’horaire typique d’un soldat canadien était étalé généralement sur trois jours. La première journée consistait à faire la garde de camp ou toute autre tâche administrative (par exemple, décharger les camions de nourriture de la cafétéria ou escorter du personnel vers l’aéroport). La deuxième journée était consacrée aux patrouilles de présence dans notre zone de responsabilité d’environ 5 kilomètres carrés. Celle-ci s’étendait sur le littoral à l’ouest de la ville de Port-au-Prince. Les patrouilles duraient en moyenne quatre heures, mais lorsque nous arrivions sur les lieux d’un incident (par exemple lorsque nous constations présence d’un blessé ou d’un cadavre), elles pouvaient se prolonger de plusieurs heures. De plus, à quelques reprises, nous avons effectué deux patrouilles par jour. La troisième journée était consacrée au repos. On en profitait pour aller au gymnase, courir, ou écouter des films.

L’intégration des Canadiens au reste du contingent brésilien n’aurait pas pu être meilleure qu’elle l’a été. Presque chaque semaine, les compagnies brésiliennes organisaient un barbecue de fraternisation, afin d’augmenter l’esprit de corps des sous-unités. Le dimanche, chaque peloton organisait, chacun son tour, le traditionnel « souper pizza ». Le 14 juillet, ce fut le tour du peloton canadien. Nous avions décoré la salle aux couleurs du Canada, servi de la pizza « nord-américaine » et agrémenté la soirée de vidéos montrant à nos camarades brésiliens des parties de hockey ainsi que d’autres montrant nos confrères canadiens à l’oeuvre en Afghanistan.

 

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Mon rôle consistait à être responsable de la planification, de la coordination, de l’implémentation et de la comptabilisation de plusieurs projets. Pendant notre séjour en Haïti, nous avons réussi à compléter deux projets majeurs que nous avions entrepris, soit l’installation des lampes à l’énergie solaire et fournir des filtres à eau à la population du quartier Cité-Soleil, le secteur le plus pauvre des Amériques. Les lampes permettent d’assurer qu’il y ait davantage d’éclairage dans les rues pendant la nuit, ce qui a pour effet de réduire les crimes, parce que c’est plus facile de voir ce qui se passe. Les filtres à eau permettent d’offrir de l’eau potable à la population et aussi de la protéger du choléra qui sévit dans ce pays. Dans le quartier Cité-Soleil, souvent les enfants haïtiens venaient nous voir. Quand ils apercevaient le drapeau canadien, ils couraient vers nous parler. Je pense que l’impact des Canadiens sur le terrain était assez bon.
Le contingent canadien est revenu au pays le 26 novembre 2013, après une mission de paix de cinq mois et demi en Haïti. Nous avons brossé un bilan positif de ce déploiement en sol haïtien. Nous avons également le sentiment que notre mission fut réussie. Ce ne fut pas facile. Il y avait longtemps que l’Armée canadienne n’avait pas participé à une mission de la paix. Les missions du maintien de la paix sont très différentes de celles menée par les Forces canadiennes en Afghanistan. La mission en Haïti impliquait d’avoir à travailler étroitement avec la Police nationale d’Haïti et la police des Nations unies.

Les Canadiens ont également évolué en étant intégrés à un bataillon de l’Armée brésilienne; une collaboration que nous avons qualifiée d’excellente. À propos de la mission des Nations unies en Haïti, ce sont les Brésiliens qui ont le plus d’impact sur le terrain étant donné que cela fait presque dix ans qu’ils œuvrent dans ce pays. Ce sont eux les experts pour tout ce qui touche l’Haïti. Nous, les Canadiens, sommes arrivés là avec nos expériences de l’Afghanistan et de la Bosnie. Nous avons énormément appris des Brésiliens. Ils ont une culture militaire légèrement différente de la nôtre, mais en fin de compte, l’armée, c’est l’armée, on a tous la même mission et on a accompli énormément de travail ensemble.
Travailler avec une armée étrangère peut être difficile, mais très enrichissant. Travailler dans une langue étrangère et ne pas être compris peut devenir frustrant, mais ça m’a permis de développer mes aptitudes interpersonnelles dans un environnement multiculturel. Je suis très fier d’avoir pu renouer avec la tradition des Casques bleus canadiens à Haïti. L’expérience permet de montrer que les soldats ne sont pas là seulement pour se battre, mais aussi pour aider la population.

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Rappelant ce que Dag Hammarskjöld, l’ancien Secrétaire général des Nations unies qui a lors de la création de la Force d’urgence des Nations unies, (FUNU) le premier déploiement de gardiens de la paix, avait dit « Le maintien la paix n’est pas le travail d’un soldat, mais seul un soldat peut le faire. »
La création de la FUNU est dûe à l’initiative de l’ancien premier minister du Canada, le Très Honorable Lester B. Pearson, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation du contingent diplomatique canadien à l’Organisation des Nations Unies (ONU) à l’époque. Le 2 novembre 1956, lors de la Crise de Suez, Monsieur Pearson avait déclaré à l’Assemblée générale de l’ONU: « Nous devrons agir non seulement afin de mettre fin à la guerre, mais aussi pour rétablir la paix. Mon gouvernement serait heureux de recommander la participation canadienne à une force internationale des Nations Unies. » Monsieur Pearson avait réçu le Prix Nobel de la Paix pour cette initiative.
Ces jours-ci, la population canadienne demande que les Forces canadiennes reviennent vers ce type de mission. Je suis heureux d’y avoir pris part.
Comme le dit la devise du BRABAT 18: « Sempre pronto pela paz » (Toujours prêt pour la paix).

Anthony Di Carlo
Lieutenant

 

 

 

 

Why I chose to become a UN Peacekeeper?

This past June 21st, herald one year since my departure for Haiti as a Peacekeeper. I have chosen to reflect on my experience as well as my motivations for joining the Canadian Forces and being part of a U.N mandated peacekeeping mission. An urge to “Know thyself” manifested itself from deep within as I sought to understand how oneself and the world relate. Throughout this past year, I found that the more I began to understand the interactions between my various personal beliefs and experiences, the closer I got to “Knowing thyself” and what that meant for my community, my country and my place in the world.

My curiosity immediately brought me to consider my childhood parish which was founded by missionaries that transcended conventional territorial boundaries, in addition to those of race, culture, language and religion. It is in this place that I learned and inculcated a particular teaching of Jesus Christ: “Blessed are the peacemakers: for they will be called the children of God”.

The parish played host to the Scouting Movement where I learned the three broad principles which represented its fundamental beliefs: Duty to Self, Duty to Country, and Duty to Others.Duty to Self means to live one’s life with Integrity, to be pure in one’s speech and actions, and to be a person of strong character.Duty to Country relates to our formation of being a model citizen and working towards Excellence for the good of Canada and obeying its laws.Duty to Others was understood through a commitment to Service as, “Doing unto others as you as you would have them do unto you”.As the three stars of Orion’s Belt were used as a navigational aid for explorers on their journeys across the seas; integrity, excellence and service served as my moral compasses.

These values guided me into my post-secondary education where I entrenched myself in questions of politics, economics and numerous liberating ideas. My subjects of scholarship from Vanier College to McGill University might have been Political Science, Finance & Economics respectively, however my true focus of research and discipline were ideas, concepts, and truths that liberated and strengthened my mind and cultivated my capacity for critical thinking. It was through my personal study of Buddhism that I discovered the concept of the “spiritual warrior”, a person who bravely battles with the universal enemy: self-ignorance. The quintessential duty of the spiritual warrior is to “Know thyself”.

To aid in this effort, upon graduation I physically, emotionally and spiritually delved into the history of Europe’s great cities, questions concerning the Middle East; the cultural interconnectedness of the Americas and the present political realities of South Asia. I did not know it at the time but, those journeys allowed me to discover new cultures and lands, along with, who I was and my place in my community and my country.

Dag Hammarskjöld, the United Nations Secretary General who executed Lester B. Pearson’s proposal for the creation of a peacekeeping force, said the following about service:

“The explanation of how man should live life of active social service in full harmony with himself as a member of the community of spirit, I found in the writings of those great medieval mystics for whom ‘self-surrender’ had been the way to self-realization, and who in ‘singleness of mind’ and ‘inwardness’ had found strength to say yes to every demand which the needs of their neighbours made them face, and to say yes also to every fate life had in store for them when they followed the call of duty as they understood it.”

Since its inception, peacekeepers had to quickly learn the complex relationship between peacekeeping and peacemaking; for as long as it is possible for violence to be committed, an organized form of prevention and defense is necessary. Furthermore, an ability to defend oneself must always be complimented with an active and vigorous pursuit of self-awareness in order to pre-emptively address the origins of violence. In the end, Dag Hammarskjöld acknowledged that, “Peacekeeping is not the job of a soldier but only a soldier can do it.”

During my stay in Haiti, I ensured that the values of integrity, excellence and service were incorporated in all that I did. The foundation of my experience was an indefatigable application of an ethical and professional integrity in all projects I undertook like the installation of solar-powered street lamps to energy solar and community-based water filters to the people of Cité Soleil, the poorest neighborhood in the Americas. The planning, coordination, implementation of such projects prompted for perseverance in excellence; grounded in empirical knowledge that more street lighting during the night as well as local water filters to counter cholera greatly reduces violence in Cité Soleil. Moreover, my leisure hours were dedicated to service by locating funds in order to properly equip educational institutions. The greater than $20,000 in monetary donations and school supplies raised helped keep children off the streets and away from criminal activities and proved to be of paramount importance for fostering security in this violence-prone area.

By delving deep into my person, the world of ideas and through extensive travel, I discovered what had led me to enlist in the Canadian Forces and be deployed as a peacekeeper. My experience in peacekeeping was a mise en action driven by the core elements of my person that were developed and refined through my education and self-acquaintance. Integrity, Excellence and Service embodied and manifest has been my guiding objective and raison d’être ever since I understood who I was and appreciated my potential for positive change. That is why I chose to serve myself and my community as a U.N mandated peacekeep

Pourquoi j’ai choisi de devenir Casque bleu

Le 21 juin a marqué l’anniversaire de mon départ pour Haïti en tant que gardien de la paix. Cette année m’a permis de faire un retour sur cette expérience et sur ce qui m’a motivé à adhérer aux Forces canadiennes et à faire partie d’une mission de maintien de la paix des Nations Unies. Un besoin de « me connaître moi-même » s’est manifesté au plus profond de moi lorsque j’essayais de comprendre le monde autour de moi. Au cours de cette dernière année, je me suis rendu compte que plus je comprenais les interactions entre mes diverses croyances et expériences personnelles, plus je me rapprochais de « me connaître moi-même » et de ce que cela signifiait pour ma communauté, mon pays et ma place dans le monde.

Ma curiosité m’a immédiatement porté à me tourner vers ma paroisse d’enfance, laquelle fut fondée par des missionnaires qui ont su dépasser les limites territoriales conventionnelles, par-delà les frontières raciales, culturelles, linguistiques et religieuses. C’est dans ce lieu que j’ai appris les enseignements de Jésus Christ : « Bénis soient les artisans de la paix : ils seront appelés les enfants de Dieu ».

La paroisse a accueilli le mouvement des scouts, où j’ai appris les trois grands principes au fondement de sa philosophie : le devoir envers soi-même, le devoir envers son pays et le devoir envers autrui. Le devoir envers soi-même incite à mener une vie intègre, à rester « entiers » dans nos propos et nos actions, et à faire preuve de force de caractère. Le devoir envers notre pays nous encourage à devenir des citoyens modèles, à poursuivre l’ « excellence » pour notre pays, le Canada, et à respecter la loi. Le devoir envers autrui nous invite à appliquer le principe de « traiter les autres de la même façon que l’on voudrait se faire traiter ».

De même que les trois étoiles de la ceinture d’Orion ont été utilisées comme moyen d’aide à la navigation par les explorateurs au cours de leurs traversées maritimes, l’intégrité, l’excellence et le service m’ont servi de « boussoles morales ».

Ces valeurs m’ont guidé lors de mes études postsecondaires où je me suis plongé dans des questions relatives à la politique, aux sciences économiques ainsi qu’aux nombreuses idées révolutionnaires. Mes sujets d’étude au Cégep Vanier et à l’Université de McGill étaient plutôt axés sur la science politique, les finances et l’économie. Toutefois mon véritable objectif de recherche demeurait focalisé sur les idées, les concepts et vérités qui émancipent et renforce l’esprit, et qui nourrissent l’esprit critique. C’est au travers de mes études personnelles sur le bouddhisme que j’ai découvert le concept du « guerrier spirituel », qui est une personne qui affronte courageusement l’ennemi universel : l’ignorance. Le devoir par excellence du « guerrier spirituel » est de « se connaitre ».

Afin de faciliter cette entreprise, je me suis physiquement, émotionnellement et spirituellement plongé dans l’histoire des grandes villes d’Europe après ma graduation. Je me suis également questionné sur les enjeux du Moyen-Orient et j’ai découvert l’interdépendance culturelle des Amériques et les réalités politiques d’Asie du Sud. Je ne le savais pas à cette époque, mais ces voyages m’ont permis de découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles terres, tout en découvrant qui j’étais et quelle était ma place au sein de ma communauté et de mon pays.

Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations Unies à l’origine de la proposition de Lester B. Pearson quant à la création d’une force de maintien de la paix, a dit la chose suivante au sujet du service :

« L’explication de la manière dont l’homme devrait s’engager activement sur le plan social, en parfaite harmonie avec lui-même, en tant que membre de la « communauté d’esprit », que j’ai trouvé dans les écrits de ces grands mystiques médiévaux pour qui se sacrifier était le moyen de se réaliser soi-même et qui avaient trouvé dans la « force de l’esprit » et l’ « intériorité » la force de dire oui à toutes les exigences auxquelles les besoins de leurs voisins les invitaient à faire face, de même que la force de dire oui à chaque destin qui leur été réservé lorsqu’ils suivaient l’appel du devoir, tel qu’ils l’avaient perçu. »

Dès le début de leurs missions, les soldats de la paix ont dû rapidement apprendre la relation complexe qui existe entre le maintien et le rétablissement de la paix. En effet, tant et aussi longtemps qu’une possibilité de violence existe, une forme organisée de prévention et de défense est nécessaire. De plus, la capacité de se défendre pour un Casque bleu doit s’accompagner d’une poursuite active et vigoureuse de la « conscience de soi », afin de prévenir les origines de la violence. Rétrospectivement, Dag Hammarskjöld a reconnu que « le maintien de la paix n’est pas le travail d’un soldat, mais seul un soldat peut le faire. »

Tout au long de mon séjour en Haïti, je me suis assuré d’intégrer les valeurs d’intégrité, d’excellence et de service à l’ensemble de mes actions.  Le point de départ de cette expérience a été d’appliquer inlassablement une éthique et intégrité professionnelle dans tous les projets que j’ai entrepris parmi lesquels, l’installation de lampadaires à énergie solaire et de systèmes de filtrage d’eau à Cité Soleil, le bidonville le plus démuni et le plus dangereux des Amériques.  La planification, la coordination et la mise en œuvre de tels projets exigeaient de persévérer vers l’excellence. Il était en effet empiriquement démontré qu’un meilleur éclairage dans les rues pendant la nuit ainsi que l’accessibilité à l’eau potable pour contrer le choléra aidait à réduire de façon significative la violence dans le bidonville de Cité Soleil. J’ai consacré par ailleurs mon temps libre à lever les fonds requis pour équiper adéquatement les établissements scolaires. Plus de $20,000 de dons en argent et matériels scolaires ont permis d’éviter que les jeunes ne se retrouvent dans les rues ou dans la criminalité. Tout cela s’est avéré décisif pour le maintien de la sécurité dans une région si propice à la violence.

En menant une profonde investigation sur moi-même, j’ai découvert que mes apprentissages académiques ainsi que mes longs voyages m’avaient amené à m’engager dans les Forces canadiennes et à être déployé, par la suite, comme soldat de la paix. Mon expérience de maintien de la paix fut une mise en pratique de mes connaissances acquises et développées au cours de mon éducation académique et de ma quête personnelle de  « moi-même ». Les valeurs d’intégrité, d’excellence et de service m’ont dirigé et guidé et ont constitué ma raison d’être dès lors que j’ai compris qui j’étais et quel était mon potentiel pour contribuer au changement positif. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de servir ma communauté et la communauté internationale à titre de Casque bleu, soldat de la paix avec les Nations Unies.

Une économie créative et compétitive

Réseuatage d’internet national

Pour ceux d’entre nous qui sont nés dans l’ère de l’information, il est évident que l’amélioration de l’efficacité de notre gouvernement dépendra de l’utilisation de l’internet. Le potentiel des technologies à large bande de révolutionner les moyens par lesquels le gouvernement canadien soutient son économie et son bien-être social promet un futur excitant pour tous les Canadiens. Les idées sont illimitées : en commençant par plus de transparence gouvernementale, par des consultations télédiffusées sur le web, en explorant la capacité de voter à distance, à plus de responsabilités non seulement des gouvernements, mais aussi des citoyens.

S’il n’y a jamais eu un meilleur moment où notre démocratie pourrait être améliorée de façon radicale, c’est maintenant au 21e siècle. Comme la construction du chemin de fer au 19e siècle, donner accès à l’internet à tous les Canadiens pourrait unir le pays à travers une démocratie plus forte.

Par contre, ce futur est seulement possible si le pays en entier peut y avoir accès. Dû à la grandeur de notre nation, dans chaque province et territoire il existe plusieurs communautés éloignées qui n’ont toujours pas accès à une connexion internet haute vitesse. Tout au plus, ces communautés ont accès à une connexion bas débit et cela n’est certainement pas raisonnable.

La réalité est que les forces du marché libre n’ont aucun intérêt financier à donner les ressources nécessaires à ces communautés afin d’avoir un accès à l’internet, les laissant derrière dans une société et une économie qui dépendent d’un accès à l’internet.

Afin d’assurer l’intégrité de nos gouvernements dans leurs migrations en ligne, comment le gouvernement canadien devrait-il procéder afin d’assurer que chaque citoyen ait accès à Internet haute vitesse/large bande avant 2017 ?